

Ces lieux correspondent aux paysages lointains qui reviennent en continue dans ma démarche. La montagne, le chemin, la mer, le désert, la forêt, le ciel... Certains de ces «lieux» marqués fortement dans ma mémoire ressemblent à des tableaux de souvenirs intimes. En exposant ces paysages à l’autre, par la projection vidéo, j’extériorise cet intime. La montagne subissant la mutation numérique grâce à l’outil vidéo et l’ordinateur, devient une toile dont l’origine peut paraître incertaine, on ne peut précisé l’endroit. (...) La distance que je choisis pour la prise de vue est importante dans la justesse de cette vision intime offerte au public. (...) On pourrait y voir dans certains cas un «non-lieu» par l’interprétation que «l’oeil-objectif» en fait.